Arthur ZARAKOLU, Dr Lucien DUPAGNE, Dr Philippe TRAMBA

Dr Louis MAFFI-BERTHIER & Dr Daniel DOT

Quelque soit le mode d’enregistrement, avec ou sans contact, l’unique objectif du clinicien est d’obtenir de “son” empreinte les informations les plus aptes à la réalisation usuelle d’une prothèse fixée répondant aux standards de qualité les plus élevés..

Mais l’outil ne fais pas tout. Sa mise en œuvre performante peut demander plus ou moins de temps et d’expérience pour le praticien et de facilité ou de difficulté pour la partie laboratoire.

L’objectif de cette séance est de permettre à des prothésistes cliniciens et de laboratoire d’exposer et d’argumenter concrètement, à partir de cas cliniques, le choix du système d’enregistrement qu’ils ont retenus.

Une technique s’impose-t-elle maintenant comme la plus efficiente dans toutes les situations rencontrées ?
Doit-on disposer d’une caméra et d’un porte empreinte ou peut-on se passer de l’un ou de l’autre aujourd’hui ?
A résultat identique quels sont les coûts directs et indirects ?

Occlusion, surfaces de contact, adaptation, de l’empreinte unitaire dento-portée au bridge complet implanto-portée, les atouts et les limites de l’empreinte optique ou physico-chimique seront illustrés et débattus objectivement par des conférenciers d’expérience.

SEbastien MARTINIE

De nos jours, les machines et les logiciels prennent une grande place dans nos réalisations, si bien, que certains se posent la question de l’intérêt de connaitre, par exemple la morphologie, ou si il est encore nécessaire d’apprendre à dessiner au crayon des dents pour s’imprégner par exemple des rapports d’engrènement inter-maxillaires.

Je pense que c’est utile et qu'il ne faut pas perdre ce lien avec les méthodes traditionnelles, il est donc important de savoir utiliser au mieux ces dernières ,de ne pas se perdre dans le tout numérique.

Ces techniques traditionnelles couplées aux nouvelles technologies en font la valeur ajoutée de notre métier. Je vous propose un retour sur ces savoir-faire et leur apport dans notre quotidien.

Christophe HUE

La vidéo, la digitalisation et la planification du sourire, sont devenus des outils incontournables pour la réalisation de nos futurs travaux, la conception de ces derniers sont devenus predictibles.

La dentisterie moderne permet de prendre en compte l’ésthetique émotionnelle des patients, le but étant de créer une émotion avant et après traitement; est ce le moyen de solidifier et ajouter une nouvelle relation Patient Praticien Prothésiste ? Et ainsi encrer une nouvelle image de notre profession pour les générations futures. 

Serge PUENTE DE BLAS

Gestion des paramètres posturaux au quotidien. Bilan énergétique et tests de postures, courants galvaniques, études des paramètres des chaines descendantes ou ascendantes, détections des indices pouvant intervenir sur le centre de gravité (occlusion dentaire, appareillages, positionnement de la langue, réglages d’un harmoniseur et ses conséquences sur l’organisme posture et mobilité, importance de l’émotionnel…)

MichaEl SANTOS & Dr Jonathan SELLEM

L’arrivée des polymères hautes performances et des matériaux composites nouvelle génération offre une nouvelle approche, une nouvelle philosophie pour les réhabilitations complètes supra-implantaires.

En effet, F.Chiche et G.Guez considèrent que : « La réhabilitation bimaxillaire implanto-portée représente la situation comportant le plus grand risque de surcharge par absence de proprioception desmondontale. » La prise en charge des patients à l’aide de ces réhabilitations prothétiques présente donc un vrai challenge clinique et biomécanique pour le duo praticien/prothésiste.

Face à la rigidité des matériaux conventionnels utilisés pour la réalisation des infrastructures qui s’opposent à la torsion naturelle des tissus osseux, le développement des polymères HP se présente comme une alternative intéressante. Ces polymères HP offrent un module d’élasticité proche de l’os permettant ainsi de réduire ces contraintes et d’amortir une partie des chocs masticatoires. De plus, la faible densité des polymères HP permet des restaurations prothétiques légères et résistantes à la fracture.

Au delà des problèmes liés aux armatures conventionnelles, le recours assez fréquent de céramique cosmétique pour recouvrir ces armatures peut poser des problèmes lors des phases de cuisson des céramiques. Nous essayerons de montrer au cours de la conférence que l’association de dents en composite aux armatures en polymère HP répond à la fois à la demande esthétique toujours croissante et offre une excellente résistance à l’abrasion tout en préservant le tissu dentaire.

De surcroît, il n’est plus à démontrer l’impact négatif de certains composants métalliques sur la santé (allergie, phénomène de courant galvanique…) d’où une évolution significative du marché vers des matériaux exempts de métal. Les polymères HP répondent à ces attentes (free-metal) et sont parfaitement biocompatibles.

Une fois la restauration réalisée, le conditionnement des tissus muco-gingivaux, les ré interventions et retouches prothétiques peuvent être réalisées directement en clinique, sans retour laboratoire.

Enfin pour le patient une sensation globale de confort, de mastication naturelle est remarquée avec un rendu esthétique satisfaisant.
Dans le cadre de cette conférence nous montrerons d’une part que le procédé de fabrication similaire aux techniques traditionnelles et numériques (courbe d’apprentissage rapide) facilite la mise en œuvre des polymères HP en laboratoire.

D’autre part, nous montrerons que les techniques d’empreinte et les étapes d’essayage pour la réalisation de ce type de réhabilitation prothétique reste classique pour les praticiens. Le recours à ce type de matériaux peut être un vrai atout pour le laboratoire sans modifier les habitudes du chirurgien dentiste.

Qu’elles soient transvissées, collées, scellées ou téléscopiques, les prothèses réalisées avec ces matériaux étendent le champ des possibles et offrent de nouvelles perspectives dans la gestion des traitements implantaires des édentés totaux.